Ici c'est un hôpital. Elles, ce sont des femmes, on les a enfermées après avoir
vécu l’enfermement des camps de concentration.
On leur a dit qu’elles étaient folles, menteuses, que rien de tout cela n’était arrivé, du moins pas de cette manière. Qu’elles étaient simplement abîmées de la
perte de leurs maris, de leurs sœurs, de leurs enfants… Simplement…
Et pourtant elles vibrent, des résonances de musiques interdites, des souvenirs des chants de combats, de sentiments éparpillés. Elles dansent jusqu’à l’explosion
de rires.
Alors elles s’entraident, pour ne plus jamais se sentir délaissées. Elles peignent, dessinent à la craie, se racontent leurs passées,
celui d’avant-guerre, celui où elles s’appelaient encore Vivre m’enchante.
« Comment intégrer, sans en mourir, dans notre conscience, l’expérience radicale qu’a été Auschwitz. Celle que j’ai été n’est plus là mais sa lumière brille encore. Quelle lumière ? Ce combat
pour aimer malgré l’horreur humaine. » - Liliane Atlan
Hier soir, la médiathèque a accueilli « Même les oiseaux ne peuvent pas toujours planer » de la metteuse en scène Fleur Rabas, proposé par le Théâtre du Versant.
Un spectacle fort et profondément émouvant, où larmes et humour noir se mêlent. Sur scène, trois femmes marquées par l’histoire s’accrochent à la vie, se racontent, dansent et résistent, portées par les mots puissants de Liliane Atlan. Un moment intense, montrant l’art comme acte de survie, qui a touché le public en plein cœur. Merci aux artistes. Médiathèque Pierre Espil - Hasparren
Hier je lisais un livre de Musso et j'ai senti le lien avec votre spectacle. ... Déflagration, Cri de femme, appel au secours. Il faut avoir un chaos en soi pour accoucher d'une étoile qui danse. Nietzsche. Les amis sont les anges qui nous soulèvent lorsque nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler...anonyme. Merci à vous trois pour m'avoir fait vibrer. Eliane.
Je trouve qu'il y a une belle cohérence entre texte-chorégraphie et musique-son. Le texte n'est pas une dramaturgie de situation mais plutôt des éclats, des fulgurances, des coups de poings, des blessures dans les ténèbres que ta mise en scène met en valeur avec intelligence et profondeur. Toute la partie physique du spectacle est très inventive et poignante. Avec un thème comme celui-là, on se dit est-ce encore possible de faire un spectacle ? Oui, vous l'avez fait, et votre poésie incarnée rend la plaie encore plus ouverte et d'actualité. Que ce spectacle n'ait pas une large diffusion serait une injustice et une erreur. Félicitations à vous trois. Michel