Statu quo

De : Gilles Poulin Denis

 

Mise en scène : Samuel Jego

Avec : Lea Cambou - Fleur Rabas - Arthur Pérot

Costumes et décors : Brigitte Rabas


Une histoire actuelle

Sarah s’apprête à terminer ses études secondaires dans un village un peu trop tranquille. Coincée entre l’âge adulte et l’enfance, elle s’interroge sur son avenir et se sent paralysée par les choix qu’elle doit maintenant faire. Alors qu’ailleurs il se passe des choses, dans son village rien ne bouge, rien ne se passe. Elle se demande : quelle place pourra-t-elle prendre dans une société aussi, aussi… aussi plate?

Un jour, elle rencontre Simon, un inconnu — chose rare dans ce village. Défiée par Simon, Sarah se met à documenter le rien de son village. Cet exercice deviendra pour elle une manière de s’émanciper de sa crainte.

 

Gilles Poulin Denis a choisi de poser le cadre de la pièce dans un univers fait de simplicité : raconter ce mur qui fait la vie quotidienne des adolescents et dont l’ennui fait partie.

La mise en scène fait écho à la thématique du texte dont elle amplifie les symboles de confinement et d’ouverture : elle met les personnages au pied du mur dans un décor en voie de destruction et transfiguré. Progressivement par le biais d’un autre regard. L’objectif d’une caméra fait éclater la balle et projette sur scène les images d’un avenir rendu possible.


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Avis du public

 

"Une mise en scène sobre de Samuel Jego qui laisse une liberté de mouvement aux comédiennes et comédien, et en même temps qui utilise à bon escient, les procédés audiovisuels…

 

Le théâtre, monde parallèle à la réalité, résume la théorie « du déjà vu, du jamais vu et presque vu» présentée par la pétillante Adèle qui aime jouer au voyage, à l'ailleurs... Pourquoi pas New-York.

 

Le théâtre, monde de l'invisible, que côtoie la troublante Sarah en s'essayant au vidéoblog,… cette adolescente évolue par ses questionnements vers l’adulte et se découvre des talents «faire du beau avec du laid» l'oeil rivé à son objectif.

 

Seulement Sarah a besoin de repères, d'Aimer, oui son mur (ce qui reste d'un cinéma incendié), sa fidèle Adèle de tous les instants, et numéro III. Troisième du nom, Simon ou Julien? Avec sa musique, l'Etranger, qui a parcouru le monde vu d'une base militaire à une autre base militaire.

 

Dans ce village tranquille où rien ne se passe. Sarah va regarder son héritage

autrement, cette planète qui tisse des fils invisibles entre les êtres connectés. Elle, Sarah, va abattre les barrières... ce mur, le mur de son adolescence.

 

Une histoire admirablement servie par ce trio de comédiens, cette pièce ponctuée de fraîcheur, (certes aussi de mots anglais, on est canadien ou on ne l'est pas).

 

Nous ne pouvons que leur souhaiter une belle tournée théâtrale." - GISELE NESSEIR